Comme d’autres maladies du système nerveux central (maladie de Parkinson...), la maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative. Elle se caractérise par une perte (ou dégénérescence) de certaines cellules nerveuses plus rapide que ne le voudrait l’avancée en âge.
Les troubles commencent par des difficultés au niveau de la mémoire. En effet, la région du cerveau stockant la mémoire est la première région touchée.
Mais les symptômes n’apparaissent pas brutalement : ils sont précédés
de longues années d’installation insidieuse de la maladie.
La confusion possible de ces troubles précoces avec la baisse d’efficience
liée au vieillissement normal peut créer une difficulté pour les identifier.
La maladie évolue vers une majoration des difficultés intellectuelles dépassant la mémoire pour toucher le langage, la reconnaissance des objets et des personnes, la gestuelle...
Au delà des troubles des fonctions intellectuelles, la
maladie retentit sur l’humeur, le caractère, le comportement, l’alimentation,
la mobilité...
Ces modifications sont variables en fonction des personnes atteintes et du
stade d‘évolution de la maladie.
On parle de démence ou de syndrome démentiel lorsque les troubles des fonctions intellectuelles retentissent sur l’autonomie du sujet : gestion des traitements médicamenteux, du budget, capacité à faire ses courses...
La durée de la maladie varie entre trois et vingt ans dans les cas extrêmes, avec une durée moyenne de huit ans.
En France, environ 850 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer et de maladies apparentées. La maladie d'Alzheimer touche environ 5 % des personnes de plus de 65 ans et 25 % des plus de 80 ans.
Les causes de cette maladie restent encore inconnues. Mais les recherches ont permis de démontrer que la maladie d'Alzheimer :
Il n’existe pas de diagnostic infaillible de la maladie d’Alzheimer du vivant du malade.
Néanmoins la démarche diagnostique des médecins s’appuie sur :
Actuellement, il n'y a pas de traitement curatif pour la maladie d'Alzheimer mais il existe des traitements symptomatiques permettant d’en ralentir l’évolution.
Les médicaments ayant actuellement reçu une autorisation de mise sur le marché s’adressent, en fonction de leurs molécules, aux patients se trouvant à un stade léger de la maladie mais aussi à ceux qui se trouvent à un stade sévère.
Au delà de ces traitements, la prise en charge globale du patient permet de lutter contre les effets de la maladie : nutrition, mobilité, dépression, perte d’autonomie, soutien des aidants...
La
phase de début se caractérise par des troubles de la mémoire épisodique
touchant les faits récents et par des modifications du comportement : désintérêt, irritabilité...
Elle peut paraître inaperçue ou être interprétée à tort
comme conséquence d’une dépression.
La
phase d’état de la maladie se caractérise par des troubles
de la mémoire plus nets associés à d’autres altérations
des fonctions intellectuelles.
Les modifications du comportement persistent et l’autonomie est réduite
de façon significative.
A
une phase avancée de la maladie, la perte d’autonomie concerne
l’ensemble des actes de la vie courante.
Les modifications du comportement sont plus perturbantes et nécessitent
une prise en charge spécifique.
La majorité des malades restent à domicile ce qui représente une lourde tâche pour leurs parents ou amis qui doivent en prendre soin.
Si un de vos proches est atteint de la maladie d'Alzheimer et si vous souhaitez l'accompagner, il est bon de savoir que vous aurez besoin de temps, d'énergie, d'attention mais aussi de modifier votre comportement pour vous adapter aux besoins du malade.
Dès l'annonce du diagnostic, vous devez faire la demande de prise en charge à 100 % par l'Assurance Maladie auprès de votre médecin.
De nombreux autres dispositifs existent pour vous accompagner tout au long de cette maladie.
A un stade avancé, il est possible que vous ne puissiez plus prendre soin du malade à votre domicile. Vous devrez alors avoir recours à un établissement spécialisé.