>> Contrairement à certaines idées reçues, il n’est pas normal de présenter des difficultés intellectuelles en vieillissant.
S’il existe un fléchissement des performances chez la plupart des sujets âgés, celui-ci n’entraîne pas de retentissement dans leur vie quotidienne. La mémoire n'est pas une mécanique qui se rouillerait peu à peu sous l'effet de l'usure. C'est une fonction sensible aux stimulations. Plus nous la stimulons, plus elle devient performante : la mémoire s'entretient et se cultive !
Ce n'est pas une fonction isolée du cerveau.
Elle est en interaction avec une multitude de facteurs (physiologiques,
psychologiques, sociaux).
Ainsi, la mémoire est influencée par le degré d’attention,
la motivation, la qualité du sommeil, l’état affectif et l’humeur.
Schématiquement, on peut distinguer plusieurs composantes de la mémoire :
Il est difficile d’établir la frontière entre vieillissement
normal et pathologique du fait de l’absence de définition de la
normalité.
Perdre ses clefs, chercher ses lunettes, avoir un mot sur le bout de
la langue... peut être
normal dans certaines situations mais la répétition des troubles
et leur retentissement dans les activités de la vie quotidienne doit
amener à consulter.
Il est important de bien distinguer faiblesse de
la mémoire et pathologie
de la mémoire.
On considère que le vieillissement intellectuel normal s’accompagne
d’un fléchissement modéré de la mémoire à court
terme.
Cependant le niveau culturel et la motivation jouent un rôle protecteur
de même que la qualité de l’insertion dans un réseau
social et relationnel.
Il a également été montré que
la mémoire
de sujets âgés était meilleure s’ils
avaient des loisirs variés.
A contrario, la présence d'affections multiples peut entraîner une défaillance
de la mémoire.
La mémoire est sélective et nous avons donc tendance à nous
souvenir de ce qui nous tient vraiment à cœur.
Lorsque vous avez des trous de mémoire, posez-vous des questions :
Si vous êtes très préoccupé par
votre vie familiale, vous serez d’autant moins attentif et concentré,
ce qui peut vous amener à avoir des trous de mémoire sans gravité.
En revanche, des personnes atteintes de dépression et qui suivent un
traitement médical peuvent présenter de réels troubles
de la mémoire.
Certains médicaments sont nuisibles à la mémoire. C'est le cas des somnifères et des anxiolytiques. Ils diminuent la vigilance, l'attention et la concentration qui sont essentielles à une bonne mémorisation.
Une consommation excessive d'excitants est préjudiciable pour la mémoire. C'est le cas, par exemple du tabac, de l'alcool, du thé et du café.
La sédentarité et l'isolement sont aussi néfastes. En effet, les échanges avec les autres sont l'aiguillon indispensable à une bonne mémorisation.
Pour vous aider à bien maîtriser votre mémoire, certaines caisses de retraite organisent des ateliers mémoire dans le cadre de leur action "prévention des effets négatifs du vieillissement". Vous pouvez y participer si vous êtes retraité.
Au cours de ces ateliers, un professionnel vous propose :