Protection des locataires

Le droit à un logement décent

Le saviez-vous ?

On estime aujourd'hui qu'environ 25 % des logements habités par les plus de 75 ans ne répondent pas aux normes de salubrité. Pourtant, l'amélioration du confort du logement est une des conditions essentielles du maintien à domicile des personnes âgées.

Il existe des aides financières pour vous aider à réaliser des travaux visant à améliorer votre logement. Ces aides sont généralement soumises à condition de ressources.

LIENS UTILES Plus d'informations sur les aides à l'amélioration de l'habitat sur le www.anah.fr et dans la rubrique améliorer le confort du logement.

Le droit au maintien dans les lieux

>> Le droit au maintien dans les lieux permet au locataire de rester dans son logement à l'expiration du bail de location.

Quelles sont les conditions à remplir pour bénéficier de ce droit ?

Pour bénéficier du droit au maintien dans les lieux, vous devez :

Vous ne pouvez pas faire valoir ce droit dans certains cas et notamment :

Le droit au maintien dans les lieux est-il personnel ?

En principe, le droit au maintien dans les lieux est nominatif et incessible. La loi prévoit cependant la possibilité de transférer ce droit dans deux cas précis :

Le droit peut alors être transféré :

Pour tout renseignement complémentaire, adressez-vous à une organisation de locataires ou de propriétaires, à la direction départementale de l'équipement (D.D.E) ou à votre agence départementale pour l'information sur le logement (ADIL).

Relogement suite à gros travaux

Dans quels cas un propriétaire peut-il exercer son droit de reprise du logement ?

Le propriétaire peut exercer ce droit s'il envisage d'effectuer des travaux de démolition ou des travaux rendant le logement inhabitable. Il doit également être muni d'un permis de démolir et proposer au locataire un relogement définitif ou provisoire.

Quelles sont les étapes de la procédure ?

Mise en congé du locataire

Le propriétaire doit adresser un congé au locataire (ou à l'occupant de bonne foi) avec un préavis de six mois pour quitter les lieux. Ce congé doit indiquer, sous peine de nullité :

Restitution du logement par le locataire

Si le locataire donne son accord, il doit remettre le logement à la disposition de son propriétaire au plus tard à la date fixée pour la reprise du logement ou le début des travaux.

Si le locataire refuse le logement proposé par son propriétaire, il lui appartient de saisir le tribunal (juge d'instance). Un expert est alors désigné pour examiner le nouveau logement et dire s'il correspond ou non aux exigences de la loi.

Fin des travaux

Le bailleur doit informer le locataire par lettre recommandée avec accusé de réception ou par acte d'huissier de l'achèvement des travaux, pour lui permettre d'exercer son droit à réintégration.

Le locataire doit donner une réponse dans le mois qui suit la réception de la demande du bailleur. Le loyer reste fixé d'après la surface corrigée. Cependant, les travaux effectués peuvent entraîner une modification de la surface corrigée.

Quelles sont les conditions de relogement durant les travaux ?

Le relogement du locataire pendant les travaux peut être soit définitif soit provisoire.

Relogement définitif

Le logement proposé au locataire doit:

Relogement provisoire

Le locataire (ou occupant de bonne foi) bénéficie du droit à la réintégration dans un logement situé dans un des immeubles ayant fait l'objet de travaux.

Pour tout renseignement complémentaire, adressez-vous à la direction départementale de l'équipement (D.D.E) ou à votre agence départementale pour l'information sur le logement (ADIL).

 

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