Quel cadre juridique pour les soins palliatifs ?
La notion de soins palliatifs date de ces 20 dernières années
1986 :
première circulaire introduisant la notion de soins palliatifs.
9
juin 1999 : loi fondatrice visant à garantir le droit à l’accès
aux soins palliatifs.
19
février 2002 : circulaire ministérielle précisant
l’organisation
des soins palliatifs, les modalités de l’accompagnement à
domicile et en établissement.
Un programme national de développement des soins palliatifs est créé
pour la période
2002 – 2005.
2004/ 2005 :
adoption, en termes identiques, par l’Assemblé Nationale et le Sénat,
de la loi relative aux droits des malades et à la fin de vie.
Les principales avancées de cette loi (décrets d’application à venir)
- le refus d’une obstination déraisonnable à poursuivre des soins n’ayant d’autre effet que le seul maintien artificiel de la vie ;
- l’obligation de développer et d’inscrire les soins palliatifs
dans les établissements hospitaliers et dans les établissements
accueillant des personnes âgées (identification de services,
mesures à prendre...) ;
- le droit, pour tout malade, au refus ou à l’arrêt de tout traitement et la garantie de l’accès à des soins palliatifs jusqu’à sa mort.
Toute personne majeure peut rédiger des directives anticipées
au cas où elle serait hors d’état d’exprimer sa
volonté.
Ces directives doivent être réitérées tous les 3 ans. Elles
ne s’imposent pas au médecin mais sont "prises en considération".
Cas du malade conscient :
- il doit réitérer sa décision dans un délai raisonnable ;
- le médecin peut faire appel à un autre membre du corps médical pour recevoir cette décision ;
- cette décision est inscrite dans le dossier médical.
Cas du malade incapable d’exprimer sa volonté :
- une procédure collégiale doit être mise en place ;
- la personne de confiance doit être consultée (elle doit être désignée par écrit). Son avis prévaut sur tout autre avis non médical à l’exclusion
des directives anticipées ;
- la décision motivée est inscrite dans le dossier.